• Interview du Dr. Doan Co-Minh, Chirurgien orthopédique et traumatologique à la Clinique de l’Archette à Olivet (France)

    Dr Doan Co-Minh

    Chirurgien orthopédique et traumatologique, à la Clinique de l’Archette à Olivet (France

    Juin 2017

    Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir un chirurgien orthopédiste ? 


    Le fait de pouvoir utiliser mes dons manuels dans le cadre de mon métier de chirurgien et d’apporter une technicité dans le fait de soigner les gens. Le fait de pouvoir agir directement sur le corps du patient pour le soigner. Etant fan de super héros et ayant baigné dans la culture DC Comics et Marvel, devenir chirurgien est le seul métier qui m’a permis de m’identifier à ces personnages de super héros.

     

    Qui sont vos patients ?


    Toute la population de la région centre, toutes générations confondues, de l’adolescent à la personne âgée, quelque soit le milieu social ou professionnel. Mon activité est plus orientée vers la pathologie du rachis (70 % de mon activité), et je fais le reste de l’orthopédie générale (pieds, hanches, genoux)

     

    Quelle relation entretenez-vous avec eux ?


    Une relation de confiance et d'empathie.

     

    Et les relations avec votre équipe ?


    Mon équipe est composée de 3 secrétaires, et d’un infirmier aide-opératoire. Tout est basé sur une relation de confiance, et d’harmonie dans le travail d’équipe. Ensemble on est dans une démarche d’écoute et d’amélioration constante dans les conditions de travail.

     

    De quelle manière poursuivez-vous votre formation ?


    J’ai été chef de clinique pendant 4 ans au CHU de Montpellier, puis je me suis installé en activité libérale à la Clinique de l’Archette à Olivet (région Centre), première région sous-médicalisée de France. Je suis le seul chirurgien orthopédiste dans la région centre à pratiquer la Chirurgie du rachis. Je fais des congrès, des séminaires et des échanges pratiques avec des collègues en France et au Vietnam. En effet, je fais partie d’une association d’aide au développement médical du Vietnam, et je pars là-bas opérer et former des chirurgiens tous les 2 ans.

     

    Dites-nous ce qui transforme une opération en succès ?


    La satisfaction du patient.

     

    Pouvez-vous nous raconter l'un de vos plus grands succès ?

     

    Je dirais plutôt l’opération qui m’a le plus marquée et qui a été un succès : c’est le retrait d’une balle logée à 1 mm de la moelle épinière chez une femme enceinte, agressée par un psychopathe.

     

    Comment les industries et une entreprise comme Cousin Biotech peuvent vous aider au quotidien ?


    En proposant des idées d’amélioration des techniques avec des ancillaires et des implants pour traiter les pathologies. En permettant l’évaluation de nos pratiques par des études. En nous envoyant en formation. Et en nous permettant de rencontrer des collègues pour échanger nos expériences et nos pratiques.

     

    Vous souvenez vous de votre premier cas ? Qu'est ce qui a changé depuis ?


    Mon premier cas, en première année d’interne en chirurgie, j’ai dû opérer un patient tout seul avec succès, et à l’aide d’un bouquin d’anatomie. J’ai acquis beaucoup d’expériencs et je peux me passer du fameux bouquin.

     

    Quelle est la plus belle innovation de ces 10 dernières années ?


    Le robot chirurgical dans la chirurgie urologique.

     

    Comment envisagez-vous le futur et les progrès de la chirurgie de la colonne ?


    Trouver une technique accessible à tous les chirurgiens, peu invasive, et efficace pour le patient. Mon analyse des produits disponibles se positionne toujours par rapport à ces 3 critères, et certaines techniques de non-fusion y répondent parfaitement.

     

    Travaillez-vous régulièrement avec des implants en textile ?


    Oui, je prefère, quand c 'est possible, le textile au métal. Le textile n 'est pas visible sur les radios post-op, et ça rassure certains patients de pouvoir être soignés sans avoir du métal dans leur dos.

     

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  • Dr Jean-François Gillion - Chirurgien spécialisé en Chirurgie Générale, Viscérale et Pariétale à l'Hôpital Privé d'Antony, France

    Dr Jean-François Gillion

    Chirurgien spécialisé en Chirurgie Générale, Viscérale et Pariétale à l'Hôpital Privé d'Antony, France

    Janvier 2017

    Qu'est ce qui vous a poussé à devenir chirurgien ?

     

    Je suis devenu chirurgien avant tout pour être un « médecin-qui-opère ». 
    Etre médecin pour la relation « médecin-patient » qui est souvent très forte, et qui permet de suivre les patients à distance de la chirurgie, mais également pour le diagnostic pré, per et post-opératoire qui, selon moi, est très important. 
    Et être un « médecin-qui-opère » pour rapidement voir les effets bénéfiques sur le patient, des traitements administrés. 
    Etre chirurgien c’est également avoir une pointe de stress dans les situations difficiles et fréquentes, et ressentir de la fierté après réalisation d’opérations difficiles et/ou qui sauvent la vie des patients qui vous la confient

     

    Qui sont vos patients ? 

     

    Je soigne des adultes de 17 à plus de 100 ans en région Parisienne. 
    Je travaille au sein d’un hôpital privé de 400 lits, équipé de 24 salles d’opération, d’un robot opératoire, de 3 scanners dont un interventionnel, de 2 IRM, d’un PET scan, d’une unité de réanimation et de 3 unités d’USI, 
    Notre hôpital comprend 800 salariés, et plus de 250 praticiens libéraux réalisant plus de 35 000 interventions par an et prenant en charge aux urgences plus de 70 000 patients par an. 
    Conduisant dans notre établissement des patients de tous âges et de toutes conditions, souvent très âgés, porteurs de pathologies chirurgicales et médicales lourdes. Mais également des patients venant, à froid, en consultation, et même parfois venant de loin sur la réputation de l’établissement et de ses praticiens.

     

    Quelle sorte de relation entretenez-vous avec eux ?

     

    Je suis un véritable chirurgien de famille, après 30 ans d’exercice (et 20 000 patients opérés) dans le même bassin de vie. J'ai souvent opéré la grand mère, l'oncle, le voisin ... de mon patient et c'est en grande partie pour cela qu'il me « confie sa peau ».
    Et depuis quelques années, certains patients viennent de loin après avoir surfé sur internet.

     

    Et les relations avec votre équipe ?

     

    Notre équipe de chirurgiens viscéraux est très soudée, d' une amitié qui se poursuit hors des murs de l’établissement. Mes relations avec les anesthésistes sont également excellentes : faites de confiance et de respect mutuel. Il en est de même avec les autres médecins de l’établissement qui m’ont élu dans un passé récent président de CME (Conférence Médicale d'Etablissement).
    Je connais personnellement et par leur prénom bon nombre des salariés de l’établissement : les panseuses et les infirmières, les secrétaires, mais également les brancardiers et hommes de flux. 
    Tous les ans nous organisons une grande fête avec le personnel de l’établissement, en plus des nombreux événements qui émaillent la vie de l’établissement : Octobre Rose, Mars Bleu, inaugurations de nouveaux matériels, de nouvelles unités … 
    Cela peut paraître un peu idyllique mais en dehors des petits tracas du quotidien, nous fonctionnons ainsi.

     

    De quelle manière poursuivez-vous votre formation ?

     

    Je suis à la fois élève, orateur et organisateur de nombreux congrès et réunions de Formation Continue et d’Accréditation des chirurgiens. 
    Je participe au congrès Aclavine organisé en partenariat avec Cousin Bioserv, Cousin Biotech et les chirurgiens réunis dans le groupe Aclavine. Les échanges professionnels avec les collègues sont toujours très instructifs. J’assiste aussi à de nombreux congrès internationaux et je suis abonné à des revues chirurgicales.

     

     

    Dites-nous ce qui transforme une opération en succès ?

     

    Une constante attention aux plus petits détails, dont fait partie l’anticipation de chaque temps de l’opération, qui doit être pensée et réfléchie dès la consultation initiale. 
    La réalisation de la Check List en début et fin d’intervention, comme dans les avions. 

     

     

    Pouvez-vous nous raconter l'un de vos plus grands succès ?

     

    Non, chaque opération pour moi est très importante, pas plus, pas moins que la précédente ou la suivante.

     

     

     

    Comment l'industrie et une entreprise comme Cousin Biotech peuvent vous aider au quotidien ?

     

    J’ai retrouvé chez Cousin Biotech, notamment au cours de visites des locaux et des équipes, la même quête quotidienne de qualité et de sérieux, tout cela dans un climat chaleureux. 
    Une excellente écoute des aspirations des chirurgiens par les services de R&D, et des relations professionnelles de haut niveau avec leur chef de projet clinique. 
    Nous avons conduit et conduisons actuellement avec Cousin Biotech, et le Club Hernie, dont je suis Président, des études observationnelles de cohorte permettant de confirmer la qualité des produits Cousin Biotech, ainsi ces résultats ont été publiés en congrès nationaux et Européens.

     

     

    Vous vous souvenez de votre premier cas ? Qu’est ce qui a changé depuis ?

     

    Cela va paraître bizarre aux plus jeunes, mais dans les années 80 il n’y avait pratiquement pas de scanner, pas d’échographie digestive, pas d’IRM, et encore moins de robot ! 
    La cœlioscopie se faisait sans caméra, l’œil plaqué sur l’œilleton et pratiquement sans outils adaptés. 
    TOUT a changé depuis ! Et les chirurgiens se sont adaptés très vite à tous ces changements: 
    Quand la cœlioscopie est apparue, il n’a pas fallu plus de 4 à 5 ans pour que la plupart des chirurgiens adaptent leur pratique à cette gestuelle nouvelle. 

    Pour ma part je me souviens très bien de ma première cholécystectomie sous laparoscopie, sans pince à clips, en passant les instruments à travers un gant pour assurer l’étanchéité de la paroi… 
    Cette opération avait duré environ 3h… 
    Mais en voyant le lendemain la patiente, une jeune maman, rentrer chez elle avec son bébé dans les bras, j’ai compris qu’on avait vu juste, et que cela représentait l’avenir de la chirurgie. 

    Il restait ensuite à se perfectionner au contact de certains collègues, plus avancés, virtuoses techniques et excellents pédagogues. 
    Ils exerçaient dans le Nord, dans un hôpital des mines (Bully les Mines). Pratiquement tous les chirurgiens privés ou universitaires de France de cette époque, se sont formés dans ce petit hôpital au contact de ces deux chirurgiens d’exception.

     

    Quelle est la plus belle innovation de ces 10 dernières années ?

     

    Dans notre domaine de la chirurgie viscérale c’est sans conteste l’apparition de la chirurgie 'minimal invasive' (par de petits trous et non par de grandes cicatrices) qu’on l’appelle cœlioscopie, laparoscopie ou maintenant chirurgie sous robot, qui a amené les plus grands progrès pour les patients (quasi absence de cicatrices, suites opératoires plus courtes et moins douloureuses)
    Ainsi que pour la Sécurité Sociale car cela réduit très fortement la durée d’hospitalisation et la durée d’arrêt de travail. 
    Elle a pris beaucoup d’importance en France, au point que cette innovation a pu être appelée par nos collègues étrangers the « Second French Revolution ». 

     

    Comment envisagez-vous le futur et les progrès dans le domaine viscéral ? 

     

    L’idéal serait de ne plus avoir besoin de chirurgie, mais on en est encore loin. 
    La recherche se focalise maintenant sur la disparition des cicatrices en opérant à travers les organes internes, et sur les remplacements d’organes défectueux par des organes de synthèse. 
    Les chirurgiens Français, ont mis au point un cœur artificiel implantable, dont les débuts sont très prometteurs. D’autres équipes travaillent sur le foie artificiel … 

     

     

    Travaillez-vous régulièrement avec des implants en textile ?

     

    Tous les jours. 
    D’après les guidelines la grande majorité des réparations des hernies de l’aine et de l’abdomen de l’adulte requiert l’emploi d’implants textiles. 
    La recherche en ce domaine est focalisée sur une tolérance toujours améliorée de ces implants… 

     

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  • Dr. José M. Cabezudo,  chef du département de neurochirurgie, à l'hôpital Infanta Cristina, à Badajoz en Espagne

    Dr. José M. CABEZUDO

    Chef du Département de Neurochirurgie, Hôpital Infanta Cristina, Badajoz, Espagne

    Avril 2016

    Pouvez-vous nous dire pourquoi vous avez décidé de devenir un chirurgien du rachis ?


    Pour une raison que j’ignore, je souhaitais être neurochirurgien depuis tout petit. Après avoir terminé l’école de médecine je me suis spécialisé en neurochirurgie à Madrid. A ce moment là, mon intérêt principal était la chirurgie du crâne et de la moelle épinière. La chirurgie du rachis à l’époque (il y a une trentaine d’année) n’était pas très importante, tout du moins dans mon environnement, ni vraiment attrayante.

    Avec le temps, la chirurgie rachidienne, aujourd’hui très séduisante, a évolué vers une activité hautement technique et spécialisée qui n’a rien à envier à la chirurgie du crâne.

     

    Dites nous ce qui fait d'une chirurgie un succès ?


    Ça n’est pas une question difficile.

    La réussite commence dès que le patient entre dans votre bureau. C’est à ce moment là que nous devons avoir une idée globale de ses problèmes et besoins. Ensuite, un bon diagnostic avec des images correctes nous mènent à la bonne indication et à la programmation de la procédure chirurgicale adéquate. Enfin, la procédure fait autant appel aux compétences techniques du chirurgien qu’au support matériel, aidant à l’atteinte de l’objectif fixé. Il y a plusieurs années, le succès était fortement dépendant de l’aptitude du chirurgien. Ce n’est plus tellement le cas de nos jours et je dirais même qu’au moins 50% de la réussite d’une chirurgie dépend d’un support technique adapté : imagerie per opératoire, navigation, nouveaux matériaux et appareils. Nous ne devons en revanche pas oublier l’extrême importance de décisions cliniques solides.

     

    Vous souvenez-vous de votre premier cas ? Qu'est-ce qui a changé depuis ?


    Mon tout premier cas était le drainage d’un hématome subdural chronique, mais en ce qui concerne le rachis, ce fût une hernie discale lombaire. C’était en 1977, il y avait de très bons instruments mais peu de technologie. Nous avions un EMI CT scan dans notre hôpital mais aucun amplificateur d’image dans le bloc opératoire.

    L’identification du bon niveau à opérer était souvent réalisé par le département de radiologie (marquage de la peau par fluoroscopie ou identification du premier processus épineux « non-mobile » correspondant à S1). Cela nécessitait une incision qui était parfois excessivement longue. En plus de cela, il n’était pas rare d’opérer le mauvais niveau.

    Aujourd’hui, l’image est totalement différente. Nous avons l’imagerie per-opératoire, des arceaux chirurgicaux pour l’imagerie 3D, le CT-scan, l’IRM, nous permettant de naviguer avec une grande exactitude. De nouveaux appareils et implants surpassent également tout ce que nous utilisions. Sans parler des outils de diagnostics qui nous permettent de voir la pathologie comme jamais auparavant, rendant alors possible la conception de la meilleure approche pour n’importe quel problème.

     

    Quel est selon vous la meilleure invention des dix dernières années ?


    Il y a de nombreuses innovations que j’ai déjà mentionnées. Si je dois en choisir une seule, je dirais que c’est l’arrivée dans le bloc opératoire des équipements d’imagerie hautement sophistiqués, incluant la navigation, qui nous montrent l’anatomie et ce que nous faisons en temps réel. L’apport est une plus grande précision, moins de complications et donc de meilleurs résultats.

    Mais toutes les innovations n’ont pas été matérielles. Notre compréhension des pathologies rachidiennes et notre façon de les appréhender ont également évoluées. Je tiens également à préciser que le concept de préservation du mouvement qui a émergé dans le domaine de la chirurgie rachidienne cohabitant avec celui de la fusion est l’une des plus importantes innovations.

     

    Comment voyez-vous le futur et l'évolution de la chirurgie ?


    Ce n’est pas quelque chose de facile à prédire. Il y a 50 ans, tout le monde pensait que le futur serait les voitures autonomes, des télévisions holographiques dans toutes les maisons, des avions commerciaux volant à 10 ou 20 fois la vitesse du son, etc… Mais personne n’avait pensé à internet !

    L’exercice est difficile, mais je pense que pour la chirurgie du rachis, dans un futur proche nous aurons de meilleurs outils de diagnostics et chirurgicaux. L’arrivée de la robotique est selon moi la plus grosse innovation à venir. Elle pourra pratiquer les chirurgies ou au moins les étapes les plus critiques avec un niveau de sécurité et d’exactitude sans pareil. Mais cela sera le privilège de la génération qui nous remplacera.

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  • Docteur Pierre DUBERNARD urologue au centre lyonnais d'urologie bellecour

    Dr. Pierre DUBERNARD

    Urologue - Centre Lyonnais d'Urologie Bellecour (CLUB) - Hôpital Privé Jean Mermoz (HPJM), France

    Février 2016

    Qui êtes-vous ? Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir chirurgien ?


    Urologue maintenant à la retraite, j’ai poursuivi tout mon cursus hospitalo-universitaire à Lyon. Après avoir passé 18 mois au titre de la coopération en Afghanistan, à l’Hôpital Ali Abad de Kabul (1969-1970), j’ai exercé la fonction de Chef de service à l’Hôpital Saint-Luc de Lyon puis travaillé en secteur libéral à l’Hôpital Privé Jean Mermoz.

    J’ai été attiré par le côté manuel et efficace de la chirurgie dont la gestuelle est guidée par la connaissance et contrôlée par la réflexion. Aussi par l’aspect artisanal de ce métier qui permet une amélioration continuelle de la qualité du geste, liée à son caractère répétitif mais jamais identique. Enfin  par l’apport permanent des évolutions techniques et des innovations technologiques.

     

    Pourquoi l’urologie ?


    Par le plus pur des hasards au fil de mes semestres d’Internat chez un maître à la rigueur et à l’enthousiasme communicatifs.

    Peut-être aussi inconsciemment par les antécédents familiaux de cancer de prostate !

    Certainement par la multitude des facettes de cette spécialité qui s’adresse aussi bien aux enfants (malformations congénitales) qu’à la femme (troubles de la statique pelvienne, incontinence) et aux adultes des deux sexes (cancérologie, lithiase,…).

    Chirurgie variée et complémentaire, soit d’exérèse, soit reconstructrice ou enfin fonctionnelle, par voie ouverte ou endoscopique, faisant appel à des moyens technologiques divers (ultrasons, laser, cryothérapie, …) et à des implants (sphincter artificiel, prothèses péniennes, bandelettes, …)

    Enfin, spécialité autonome et entièrement responsable : l’urologue recrute directement les patients, pose les indications, réalise les interventions et assume le suivi des patients.

     

    Quelle(s) technique(s) chirurgicale()s pratiquiez-vous pour le traitement des incontinences urinaires ?


    Il faudrait un livre entier pour décrire toutes les variétés d’incontinences urinaires chez la femme, primitives ou récidivantes, isolées ou intriquées, associées ou non à des troubles de la statique pelvienne, qui conduisent à des indications opératoires bien codifiées avec de multiples techniques par voie haute ou par voie basse, par chirurgie à ciel ouvert ou par voie laparoscopique.

    Globalement chez la femme : bandelettes sous-urétrales (TVT, TOT, mini-invasive) associée ou non à une promonto-fixation par voie coelioscopique.

    Chez l’homme, confronté à la fréquence des cancers prostatiques, j’ai initié en 1999 une technique de prostatectomie par voie laparoscopique extra-péritonéale avec dissection rétrograde (PERL).

    J’ai ainsi été amené à prendre en charge les séquelles iatrogènes éventuelles de cette chirurgie : dysfonction érectile et incontinence urinaire. Pour cette dernière, en dehors du sphincter urinaire artificiel qui est le gold standard, aucun des dispositifs actuellement disponibles n’est satisfaisant. C’est l’objet de notre recherche en collaboration avec Cousin Biotech.

     

    Qu’est-ce qu’un implant idéal ?


    Souple, résistant, bien toléré et ajustable.

     

    Comment suiviez-vous vos patients ?


    De façon personnelle, régulière et également à distance du geste pour apprécier objectivement la réalité et la pérennité des résultats.

     

    Que représente la Société Cousin Biotech pour vous ?


    C’est une entreprise de taille humaine, d’esprit familial associant à l’enthousiasme des équipes, la rigueur et l’efficacité.

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  • Professeur Giancarlo Guizzardi, chirurgien du rachis à l'Hôpital Universitaire Careggi de Florence, Italie

    Prof Giancarlo GUIZZARDI

    Chef du service de chirurgie rachidienne, Hôpital Universitaire Careggi, Italie

    Juillet - Août 2015

    Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir un neuro-chirurgien spécialiste du rachis ? 


    Grâce à mon chef, en 1978. Il disait que chaque personne de son équipe devait être un neurochirurgien complet avec en plus une spécialité. Il m’a encouragé à me diriger vers le rachis.
    Je suis arrivé dans son équipe à Florence (Italie) en 1977. En 1980, j’ai passé 6 mois en Allemagne dans le très réputé département de neurochirurgie de l’Université de Saarland. J’ai eu la chance de travailler avec le Dr Caspar qui à l’époque développait de nombreux instruments pour la chirurgie rachidienne.

     

    Qui sont vos patients ?


    Depuis des années je reçois des patients venant de tout le pays. J’ai pour habitude de dire qu’ils arrivent par "radio-patient" (diffusion de l’information par bouche à oreille).

     

    Quelle relation entretenez-vous avec eux ?


    J’aime à chaque consultation passer un peu de temps avec mes patients afin de mieux comprendre quel type de personne j’ai en face de moi.
    Tous ont pour habitude, dès qu’ils arrivent dans la salle de consultation, de déposer leurs recherches sur la table. Je leur dit tout de suite : « Calmez-vous s’il vous plait, nous allons d’abord commencer par faire connaissance ».
    Selon moi, un docteur ne doit pas regarder une image mais la personne en tant que telle. Seulement après, je mets en rapport le patient et son problème.

     

    Et les relations avec votre équipe ?


    Lors de mes formations lorsque j’étais encore un jeune chirurgien (pas seulement en Allemagne mais aussi dans d’autres pays), j’ai d’abord appris qu’un bon chirurgien est bien sûr celui qui connait son travail, mais aussi celui qui ne garde pas ses connaissances pour lui tout seul, prêt à partager son expérience avec les autres. J’ai appris mon métier grâce à beaucoup de chirurgiens et je suis heureux quand quelqu’un peut apprendre de moi pour ensuite continuer à partager ces connaissances. C’est pour cette raison que les relations avec mon équipe sont très agréables et spontanées.

     

    De quelle manière poursuivez-vous votre formation ?


    J’ai un esprit très curieux. Pour cette raison, je ne dit jamais « non » immédiatement aux nouvelles idées.
    Depuis 1987, beaucoup d’années sont passées mais je continue de voyager à travers le monde pour échanger mes idées et ma philosophie avec les chirurgiens que je rencontre. Je reviens à chaque fois avec de nouvelles connaissances que je n’hésite pas à partager avec mon équipe.

     

    Dites-nous ce qui transforme une opération en succès ?


    C’est la règle des 7 B : bonne indication, bon diagnostique, bon patient, bonne technique chirurgicale, bon traitement post opératoire, bon chirurgien et pour finir bonne chance.

     

    Pouvez-vous nous raconter l'un de vos plus grands succès ?


    Mon plus grand succès a été chez une jeune patiente de 22 ans atteinte d’un sarcome sur le corps vertébral des T8 et T9 sur laquelle j’ai effectué une chirurgie il y a 15 ans.

    Je me rappelle qu’elle était charmante et que nous avons suivi le protocole pour traiter cette terrible forme de cancer. Pour cela, elle a suivi une chimiothérapie. Lorsqu’elle est revenue dans mon service pour la chirurgie, je l’ai trouvée complètement transformée, je ne l’avais presque pas reconnue. 
    Nous avons procédé à une chirurgie qui a durée 13 heures avec une double spondylectomie. Après une phase intense de récupération, elle a été transférée au service oncologie pour de la radiothérapie.

    Je l’ai suivie de près pendant 3 ans et elle n’a jamais montré un signe de rechute. Aujourd’hui, après 15 ans, elle est en rémission. C’est une jolie femme, mariée, mère de deux garçons et elle m’envoie un message une à deux fois par an pour Noël et Pâques.

     

    Comment les industries et sociétés comme Cousin Biotech peuvent vous aider au quotidien ?


    Je pense que l’industrie peut aider les chirurgiens en garantissant la qualité de leurs produits et en prenant en considération toutes les suggestions pouvant être apportées par les chirurgiens. De plus, ils doivent absolument s’assurer que le matériel nécessaire pour le chirurgien soit toujours disponible à l’hôpital.

     

    Vous vous souvenez de votre premier cas ? Qu'est ce qui a changé depuis ?


    Mon premier cas fut un hématome subdural chronique. Je n’ai depuis pas changé ma technique chirurgicale, seule l’instrumentation a évolué.

    En 1977 on utilisait des perceuses et forceps monopolaires. Aujourd’hui nous avons des perceuses plus rapides, des forceps bi-polaires, CT-Scan et IRM.
     

    Quelle est la plus belle innovation de ces 10 dernières années ?


    Je dirais la chirurgie mini-invasive et les dispositifs permettant de préserver le mouvement dans le traitement de la dégénérescence des disques lombaires.

     

    Comment envisagez-vous le futur et les progrès de la chirurgie du rachis ?


    Nous devons accroitre la possibilité de pratiquer le geste chirurgical à moindre coût, et pas seulement pour les patients mais aussi pour la santé publique.
    Je pense que si des instruments ou dispositifs nous permettent aujourd’hui d’éviter au patient l’implantation de 20 ou 30 vis dans le dos, nous nous devons de le faire.

     

    Travaillez-vous régulièrement avec des implants en textile ?


    Oui, oui et encore oui… Depuis plus de 15 ans !

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  • Dr David Ashton - Directeur médical d'Healthier Weight, Birmingham, UK

    Dr David ASHTON

    Directeur médical d'Healthier Weight, Birmingham, Royaume-Uni

    Juin 2015

    Qu’est-ce qui vous a décidé à devenir un expert dans le traitement de l’obésité et ses comorbidités ? 


    Je ne pense pas en avoir fait un choix conscient. J’ai été formé en tant que médecin généraliste avec un intérêt pour la cardiologie. Je me suis ensuite dirigé vers l’épidémiologie et été pendant quelques années le directeur du UK Women’sHeartStudy à l’Imperial CollegeSchool of Medicine. Les données de cette étude ont confirmées l’importance de l’obésité et du syndrome métabolique dans l’étiologie des maladies cardiovasculaires.

     

    Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ?


    J’étais surtout intéressé par les pathologies cardiovasculaires et l’épidémiologie. Cependant, j’ai également beaucoup travaillé dans la médecine sportive et passé le début de ma carrière au Human Performance Laboratory à Manchester où j’ai travaillé avec beaucoup d’athlètes Olympiques.

     

    Pouvez-vous nous en dire plus quant à votre expérience avec les anneaux gastriques ?


    Je ne suis pas chirurgien, mais il y a 10 ans, j’ai fondé la société Healthier Weight qui propose un spectre complet des différentes interventions pour lutter contre l’obésité chronique.

    Cela inclus une gamme spécifique de produits alimentaires et traitements diététiques préparant à la chirurgie. Nous proposons également une gamme complète de procédures chirurgicales allant de l’anneau gastrique à la gastrectomie, bypass gastrique et switch du duodénum. J’ai également développé notre propre gamme de compléments vitaminés et minéraux pour les patients bariatriques.

    Nous suivons actuellement environ 3000 patients porteurs d’un anneau gastrique.

     

    Quelle sorte de relation entretenez-vous avec vos patients ?


    Ma relation est empathique mais pas sympathisante. Le but pour chaque patient est de perdre du poids et pour se faire, ils doivent faire un nombre important de concessions en ce qui concerne leurs habitudes alimentaires, l’activité physique et l’auto-contrôle.

    S’ils échouent cela, l’anneau gastrique (ou n’importe quelle autre procédure) ne sera pas efficace. Je pense qu’il est possible (et nécessaire) d’être assez « dur » avec les patients en certaines occasions.

    Mon expérience me fait dire que les patients sont heureux avec cela, tant qu’ils savent que c’est dans leur intérêt et que vous vous sentez concerné par leur situation.

    Comme le disait un collègue : « Ils veulent d’abord savoir que vous vous souciez d’eux, avant de se soucier de ce que vous savez ».

     

    Dites-nous ce qui fait d’une chirurgie bariatrique / d’anneau, un succès ?


    Une évaluation attentive du patient et un chirurgien expérimenté assurant un  suivi post opératoire important. C’est valable pour tous les patients mais plus particulièrement pour ceux avec un anneau gastrique.

     

    Et en ce qui concerne le suivi post-opératoire de la pose d’un anneau ? Ou le besoin d’une équipe multidisciplinaire ?


    Il est vraiment essentiel que les patients soient suivis avec beaucoup d’attention. Ceci est évident pour ceux avec un anneau gastrique mais vaut tout autant pour ceux ayant subi une gastrectomie ou un bypass pour lesquels des déficiences nutritionnelles peuvent facilement survenir s’ils ne sont pas assidus.

    Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de faire appel à un psychologue durant la phase post-opératoire, ni à un spécialiste de la diététique dans la plupart des cas. Les conseils nutritionnels pour les patients sont assez simples et cela n’aide pas à compliquer d’avantage les choses.

     

    Comment sélectionnez-vous les patients pouvant subir une pose d’anneau ?


    Si un patient est obèse et a sincèrement essayé différentes solution non-invasives sans succès, alors il a le potentiel pour être candidat. Bien sûr, il y a des critères spécifiques d’exclusion, mais au-delà de ça nous prenons en considération la plupart des personnes obèses. Deux points sont importants :

    ​Premièrement, dans notre pratique,  l’IMC limite avant chirurgie est de 30kg/m². Il est en quelque sorte plus faible que dans d’autres pratiques, mais il y a une raison bien précise à cela. Le fait est que cet IMC est un très faible prédicateur de risque et ne prend pas en compte l’âge, l’appartenance ethnique et la condition physique. Tout le monde dans le domaine sait cela, mais des directives utilisant l’IMC comme critère d’éligibilité chirurgical sont toujours publiées. Pour information, l’IMC  a été conçu par un statisticien belge du milieu du 19ème siècle, et nous l’utilisons toujours !

    Le second point est que nous n’impliquons pas de psychologues dans la routine pré ou post-opératoire de nos patients. Il n’y a pas une once de preuve scientifique crédible dans le fait que les données psychologiques font la moindre différence dans les résultats suivant une chirurgie bariatrique. En effet, nous considérons les tests psychologiques comme discriminatoires.

     

    Comment les industries et sociétés comme Cousin Biotech et Elemental Health Care vous viennent en aide ?


    Avec le fait d’être présent lors des conférences, nous fournissant des mises à jour régulières, répondant aux questions techniques et supportant les nouveaux chirurgiens dans leur formation.

     

    Comment voyez-vous le futur et les avancées du traitement de l’obésité ?


    Nous verrons dans les années à venir deux voies de développement. Premièrement, des interventions endoscopiques plus efficaces dans le traitement de l’obésité. Deuxièmement, je pense que nous verrons un développement d’un certain nombre de médicaments qui seront très utiles comme traitement adjuvant suite à une chirurgie bariatrique.

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  • Docteur Manuel Lopes neurochirurgien à la clinique d'Argonay, France

    Dr Manuel LOPES

    Neurochirurgien à la clinique d'Argonay, France

    Avril 2015

    Qui êtes-vous ? Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir neurochirurgien ?


    Depuis mon jeune âge j'avais décidé d'être "docteur" et c'est à la faculté de médecine de la Timone, à Marseille, que ma vocation pour la neurochirurgie est née. J’ai poursuivi mes études à Paris à la Pitié Salpêtrière où j’ai exercé en tant que Chef de Clinique. Par la suite, au grès de ma pratique, je me suis spécialisé sur le rachis.
    Je suis installé en libéral à la clinique d’Argonay depuis 2010 où je pratique exclusivement la chirurgie rachidienne.

     

    Quelles sont les pathologies que vous êtes amené à traiter ? Avez-vous une spécialisation ?


    Pendant de nombreuses années, ma pratique était assez pleiomorphe puisque j’intervenais aussi bien sur une tumeur du cerveau que sur une hernie discale cervical ou lombaire d’ailleurs. Le temps passant a eu raison de moi, ainsi que des choix de vie. Tout ceci m'a orienté progressivement vers la chirurgie rachidienne.
    Aujourd'hui je me suis « surspécialisé » en chirurgie de la colonne vertébrale, qui est à mon sens en pleine évolution, tant sur la technique que sur les indications.
    Il s’agit d’une chirurgie présentant un véritable challenge car l’objectif est de soulager le patient : il s’agit d’une chirurgie dite fonctionnelle et non vitale. Elle est par conséquent extrêmement exigeante et nécessite pour ce faire compétence et moyens.

     

    Qu’est-ce qu’un implant idéal selon vous ?


    L'implant idéal est celui qui est nécessaire et qui rend service au patient. Tous les patients n'ont pas besoin d'un implant! Mais il constitue parfois un moyen mis à disposition du praticien, venant en aide au geste chirurgical et, souvent, permettant de participer à l’amélioration de la prise en charge des patients. Mais comme tout implant, il faut que des études de sécurité et d'efficacité soient réalisées avant de le promouvoir. Malheureusement, j’ai le sentiment trop souvent que l’effet marketing influe le praticien. Il faut savoir garder la mesure.

     

    Que représente la société Cousin Biotech pour vous ?


    Je connais la société Cousin et j’ai eu la chance de visiter l’usine de fabrication du matériel dédié au rachis. Il s’agit pour nous d’une réelle aubaine que de pouvoir identifier tous les processus de fabrication, la rigueur et le savoir faire : c’est rassurant lorsque je place un implant dans le corps d’un patient de savoir tout cela. L’autre particularité appréciable est la discrétion de la société qui ne nous inonde pas de visites de marketing ni de publicité à outrance.

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  • Dr Didier Fobe - Chirurgien viscéral, digestif, général et endocrinien au Centre Hospitalier Régional de Namur (CHRN), Belgique

    Dr Didier FOBE

    Chirurgien viscéral, digestif, général et endocrinien au CHRN, Belgique

    Mars 2015

    Qui êtes-vous ? Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir chirurgien ?


    Je suis chirurgien Viscéral, Digestif, Général et Endocrinien.
    Né à Gand, j’ai suivi mes études primaire et secondaire dans cette ville pour ensuite faire mes études de médecine à Namur puis à Bruxelles et obtenu mon diplôme de médecin en 1987. Pour terminer, j’ai passé mon Assistanat en chirurgie à Namur, Genève et à Bruxelles. J’exerce au Centre Hospitalier Régional de Namur depuis 21 ans.

    Pourquoi la chirurgie ? C’est en m’intéressant aux études de médecine de ma sœur aînée qui allait devenir médecin anesthésiste, que je me suis dit « et pourquoi pas moi ? ».  Grâce à elle, j’ai pu découvrir le milieu hospitalier et chirurgical. C’est l’environnement hautement technique des blocs opératoires ainsi que ce concentré d’innovation propre à la chirurgie, qui m’a attiré.

     

    Quelle(s) technique(s) chirurgicale(s) pratiquez-vous pour le traitement des hernies inguinales ?


    Dans la grande majorité des cas je suis un " plugger" pour les cures de hernies inguinales en gardant une place pour la coelioscopie dans certaines indications de hernies bilatérales.
    La technique dite « Plug » consiste en un double renforcement du plancher inguinal par chirurgie ouverte : un « plug » est introduit directement dans l’orifice herniaire puis un deuxième renfort, cette fois antérieur, est placé sur le fascia transversalis. Cette approche mini-invasive est bien standardisée pour cette pathologie. Les avantages sont nombreux : traitement sous anesthésie locale, elle est parfaitement adaptée à la chirurgie ambulatoire et présente peu de contre-indications. En plus du confort postopératoire et du faible taux de récidives associées à cette technique, la réduction des coûts d’hospitalisation représente un avantage pour notre système de soins.
    Il s’agit donc d’une technique simple, rapide et efficace. Personnellement, j’utilise une prothèse partiellement résorbable que je fixe au moyen d'une colle chirurgicale. Je n’ai eu à ce jour aucune récidive et mes patients se montrent satisfaits de leur cure de hernie, notamment en terme de confort post-opératoire.

     

    Qu’est-ce qu’un implant idéal?


    Tout d’abord, le produit doit avoir fait ses preuves cliniques. Je trouve aussi qu’il est important de connaître l’origine de fabrication de l’implant. Je suis rassuré lorsqu’il est fabriqué en Europe car je sais qu’il répond à des normes de mise sur le marché rigoureuses. Pour moi, connaître la société qui fabrique le produit est important.
    Enfin, l’implant idéal est un produit qui a pour finalité d’améliorer la qualité de vie de mes patients. Sa conception doit être basée sur l’objectif de limiter les douleurs et la gêne.

     

    Comment suivez-vous vos patients ?


    En post-opératoire immédiat, je suis très strict avec mes patients sur le fait qu’ils ne doivent pas porter de charges lourdes. Les travailleurs de force sont arrêtés 1 mois ; pour ceux qui travaillent en bureaux, 10 jours d’arrêt suffisent. L’objectif est de limiter toute récidive post-opératoire précoce.
    Je les revois tous à 10 ou 15 jours post-opératoire, et à 2 mois. Ces deux visites de suivi sont importantes. Je fais un simple examen clinique et je contrôle notamment la sensation de gêne et la douleur.

     

    Que représente la Société Cousin pour vous ?


    Quand je pense à la Société Cousin, trois images me viennent à l’esprit et elles sont d’ailleurs plus ou moins liées entre elles.
    La première est qu’il s’agit d’une société Européenne, je pense qu’il est important de privilégier l’industrie issue de l’union européenne. C’est une forme de solidarité économique mais aussi un gage de qualité.
    La seconde image correspond à la notion de « haute technologie ». Produits alliant technologie de pointe et qualité.
    La dernière est « proximité », à la fois géographique car Wervicq-Sud est proche de Namur mais aussi en terme de service, grâce au fort partenariat avec le représentant local c'est-à-dire votre distributeur.
    C’est un travail efficace et de haute qualité, entre trois acteurs au service du patient.

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  • photo des directeurs généraux cousin biotech François Henin et François Tortel

    François Hénin et François Tortel

    Directeurs généraux de Cousin Biotech

    Février 2015

    Comment définiriez-vous la raison d’être de Cousin Biotech ?


    François Tortel : Notre vocation est de concevoir, fabriquer et commercialiser des dispositifs médicaux implantables innovants et de très haute qualité.
    François Hénin : Nous nous basons pour cela sur un savoir-faire technique sur les matières souples et textiles. Ce savoir-faire est l’héritage d’une longue histoire et nous le faisons sans cesse évoluer, notamment grâce à nos équipes de R&D, qui représentent 10% de nos effectifs.

     

    Qu’est-ce qui distingue votre entreprise du reste de votre marché ?


    François Tortel : Nous cherchons à faire ce que les autres ne font pas. Ce côté créatif, décalé, malin, c’est notre force. L’histoire du groupe Cousin s’est fondée sur cette idée.
    François Hénin : La culture de l’entreprise, son organisation, nous permettent d’accueillir et d’écouter les idées émises par les acteurs du marché, professionnels de santé ou industriels. Nous travaillons avec eux, dans une logique de co-conception, et donnons vie ainsi, par notre expertise technique, à des idées et des produits nouveaux.

     

    Que recherchez-vous chez vos collaborateurs ? Que faut-il pour intégrer vos équipes et travailler chez Cousin Biotech ?


    François Hénin : Notre identité, c’est l’innovation. En R&D comme en salle blanche, nos équipes sont composées de femmes et d’hommes curieux, créatifs, capables d’imaginer des solutions de bon sens, et de mettre en œuvre concrètement ces solutions. Le tout bien sûr avec rigueur et conscience.
    François Tortel : Oui. Et si nous innovons, c’est toujours avec le souci de la qualité en tête. Nous travaillons pour le patient et devons être attentifs à tout instant à la qualité de nos produits. C’est une question d’intégrité, une règle éthique et humaine. Des qualités qui sont au cœur de la culture Cousin Biotech.

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